Les questions les plus courantes trouveront réponse dans cette rubrique. Pour toutes les autres, merci de me les adresser directement à antoine@autobiome.co, merci.

Questions relatives à l’entretien :

 

1. Faut-il ouvrir le bocal de temps en temps

Il n’est normalement pas nécessaire d’ouvrir le bocal car les plantes produise l’oxygène nécessaire aux animaux par photosynthèse au contact de la lumière. Toutefois, il est possible qu’il n’y ai pas assez d’oxygène pour les habitants de l’autobiome.

Les raisons peuvent être variées :

  • Manque de lumière et donc photosynthèse insuffisante
  • Augmentation de l’activité microbienne suite à la mort d’une plante ou d’un animal par exemple (les bactéries dégradant les matières organiques consomment beaucoup d’oxygène)
  • Augmentation de la température (le taux d’oxygène dans l’eau diminue avec la température)
  • Surpopulation animale

Un signe pour savoir si votre autobiome manque d’oxygène est la présence des escargots à la limite du niveau d’eau ainsi qu’une apathie flagrante.

Pour remédier à ce problème, vous pouvez dans un premier temps ouvrir l’autobiome et le placer dans un endroit aéré afin de renouveler l’oxygène rapidement, puis, en fonction de la cause probable du manque d’oxygène, lui trouver un endroit plus lumineux, retirer des matières organiques en décomposition, trouver un endroit plus frais ou retirer des animaux.

Pour garantir un risque zero vis-à-vis de l’oxygène, il est possible de laisser l’autobiome ouvert. Toutefois, cela provoquera la fin du cycle autarcique avec les conséquences suivantes :

  • Arrivée d’espèces extérieures comme des larves de moustique par exemple
  • Echanges gazeux avec l’extérieur :
    • Absorbtion d’azote, d’oxygène et de CO2 issu de l’air
    • Diminiution du niveau d’eau par évaporation
      > Lorsque l’eau s’évapore, seules les molécules H20 s’en vont contrairement aux sels minéraux, métaux et autres composés dissouts dans l’eau. Pour refaire le niveau d’eau, il est donc nécessaire d’utiliser une eau déminéralisée ou de l’eau de pluie afin d’éviter d’y introduire de nouveau composés dissouts. Ces composés peuvent en effet se révéler toxiques au-delà d’un certain seuil de concentration. Plus d’informations à « Entetien : 2. Faut-il rajouter de l’eau ? ».

2. Faut-il rajouter de l’eau ?

Le bocal étant normalement fermé, l’eau ne peut pas s’en échapper et il n’est alors pas nécessaire d’en rajouter. Si toutefois le niveau d’eau avait baissé, plusieurs cas de figure en fonction de la cause de la baisse du niveau :

  • Si l’eau à diminuer à cause de l’évaporation (suite à l’ouverture du bocal par exemple), il est nécessaire de refaire le niveau à l’aide d’une eau absente de minéraux. En effet lorsque l’eau s’évapore, seules les molécules H20 s’en vont contrairement aux sels minéraux, métaux et autres composés dissouts dans l’eau. Pour refaire le niveau, il est donc nécessaire d’utiliser une eau pure afin d’éviter d’y introduire de nouveau composés dissouts. Ces composés peuvent en effet se révéler toxiques au-delà d’un certain seuil de concentration et nuire à votre écosystème. Ainsi on pourra utiliser de l’eau de pluie (de préférence en campagne), de l’eau distillée, de l’eau osmosée ou bien de l’eau en bouteille « Mont Roucous » ou « Volvic », voir de l’eau déminéralisée pour fer à repasser (en dernier recours).
  • Si l’eau à diminué suite à une perte accidentelle ou à la nécessité d’un changement d’eau en cas de déséquilibre avéré, iln’est pas nécessaire d’utiliser une eau déminéralisée. Vous pouvez utiliser une eau issue d’un cours d’eau non pollué ou de l’eau du robinet ayant au préalable été ventilée une nuit à l’air libre afin d’en faire évaporer le chlore, toxique pour les populations microbiennes. Il est aussi possible de déchlorer l’eau en la laissant 3h au soleil ou en la faisant bouillir pendant 20 min. Attention toutefois, l’eau de certaines canalisations peut contenir des métaux dissouts fortement toxiques pour les plantes et invertébrés (Cd, Cu, Fe, Hg, Ni, Zn et Al). En cas de doute, il est préférable d’utiliser de l’eau déminéralisée malgré tout.

 

3. Quelle lumière faut-il leur donner ?

Une lumière trop directe du soleil peut provoquer un fort effet de serre pouvant faire varier rapidement la température. Plus le bocal est petit et plus cette variation est rapide et potentiellement dangereuse pour les espèces à l’intérieur. Il est donc conseillé de les éloigner des fenêtres trop exposées au soleil en journée. Néanmoins, les rayons du soir et du matin ne sont pas un problème. La présence de bulles se formant à la surface du sol est un signe d’une trop forte exposition.
Une lumière trop importante peut aussi provoquer l’augmentation d’algues filamenteuses. Plus d’informations à « Symptômes : 7. Il y a de plus en plus d’algues filamenteuses, est-ce normal ? ».

Si une lumière trop directe est un souci, une lumière trop faible en est un autre. En effet, la photosynthèse s’effectuant grace à la lumière, trop peu de lumière peut provoquer un ralentissement de la croissance des plantes et une baisse de la production d’oxygène pouvant provoquer des soucis chez les animaux. Un signe pour savoir si votre autobiome manque d’oxygène est la présence des escargots à la limite du niveau d’eau ainsi qu’une apathie flagrante. Si tel est le cas, se référer à la partie « Entretien : 1. Faut-il ouvrir le bocal de temps en temps ? ».

Enfin, il est possible de rajouter une lumière artificielle d’appoint qui ne provoquera pas d’effet de serre mais pourra accélérer la croissance des plantes tout en augmentant l’apport en oxygène. Veillez toutefois à ce que cette lampe soit munit d’un minuteur et réglez l’éclairage entre 10 et 12h par jour.

 

4. Faut-il nourrir les animaux ?

Il n’est pas nécessaire de nourrir les animaux. Toutefois, il est cependant possible de le faire si vous souhaitez augmenter la biomasse de votre écosystème. En effet, nourrir les escargots par exemple aura pour effet de faire varier leur population et d’augmenter la présence de nitrate dans l’eau, et ainsi accroitre la croissance des plantes. Il est à noter que l’alimentation régulière des animaux amènera fatalement l’écosystème à se déséquilibrer, les plantes ne seront en effet a terme plus capable d’assimiler les surplus de nutriments issus des animaux. Il faut donc veiller à ce que cette pratique soit occasionnelle et accompagnée d’observations régulières.

Il est possible d’introduire ainsi de petits bouts de courgette ou feuilles de salade bio (inférieur à 1 cm), ou des flocons pour poissons en quantité très réduite et occasionnelle (un par un).
Il faut garder en tête qu’un écosystème clos ne peut produire qu’une quantité limitée de nourriture pour les animaux. Cette quantité dépend du degré de conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique de l’écosystème et varie d’un autobiome à l’autre. Si la population d’animaux dépasse la quantité de nourriture que peut produire l’écosystème, cette population sera alors amenée à diminuer d’elle-même par la force des choses.

 

Questions relatives aux symptômes :

 

1. Je vois de petits vers se balader sur la paroi, est-ce normal ?

Il arrive parfois que les plantes que nous achetons soient contaminées par un petit vers appelé « planaire ». Ce vers se cache dans les racines des plantes est il est parfois difficile d’en éliminer la présence malgré nos efforts pour que cette situation arrive le moins possible.
Si vous observez la présence d’un planaire, il est nécessaire de le retirer au plus tôt car celui-ci est un prédateur des escargots et crevettes. Pour cela, le mieux est de saisir un morceau de papier sopalin à l’aide d’une pince à épiler ou d’aquascaping, puis d’appuyer le morceau de papier contre le planaire et de le faire glisser le long de la paroi jusqu’à le faire sortir du bocal. Répéter l’opération autant de fois qu’il est nécessaire afin d’en débarrasser le bocal. Le planaire peut pondre de nombreux œufs aussi l’opération peut demander une certaine patience ainsi qu’un certain calme car le planaire s’il est coupé en plusieurs morceaux repousse à chacune de ses extrémités.

 

2. Je vois des bulles se former dans le substrat, est-ce normal ?

La présence de bulles dans le substrat est le signe d’une exposition trop importante à la lumière directe du soleil. Il est nécessaire alors de déplacer l’autobiome afin de le placer dans un endroit mieux abrité de cette dernière.

 

3. L’eau de l’autobiome devient noire, est-ce normal ?

Il peut arriver que l’eau de l’autobiome devienne noire. Ce problème est le signe d’un déséquilibre de l’écosystème probablement dû à la présence d’un composé toxique dans l’eau. Si tel est le cas, merci de contacter Autobiome au plus vite afin de trouver une solution satisfaisante dans les meilleurs délais.

 

4. Une plante se décompose, est-ce normal ?

Les autobiomes contiennent de nombreuses plantes différentes. Nous procédons ainsi afin de permettre à l’écosystème de s’adapter à différentes conditions de lumière et de température. En effet, plus il y a d’espèces différentes, et plus il va y avoir de conditions possibles propices à leur développement. Il y aura donc certaines espèces qui ne seront pas adaptées aux conditions de chez vous et cela est normal. Les plantes mourantes seront à terme décomposées par les animaux et bactéries et redistribuées aux autres plantes sous forme de nutriments.

 

5. Un animal est mort, est-ce normal ?

Il arrive qu’un escargot ou une crevette meure. Cela peut arriver s’il n’y a pas assez de nourriture ou d’oxygène dans l’autobiome ou si ce dernier n’est pas bien équilibré. Si tel est le cas, il est possible que l’autobiome ne reçoive pas assez de lumière. Il faut alors lui trouver un endroit plus lumineux.
La mort d’un animal n’est pas toxique pour l’écosystème, celui-ci est en effet décomposé par les autres animaux. Enfin, le mort d’un animal peut aussi être naturelle passée plusieurs années.

 

6. Il y a des naissances de crevettes ou d’escargots, que dois-je faire ?

Si vous avez des naissances, il n’est pas toujours possible pour les nouveaux nés d’atteindre l’âge adulte. En effet, une augmentation de la population d’animaux amène en général à une plus forte compétition pour la nourriture et donc une sélection naturelle plus rude.
Il vous est alors possible si vous le souhaitez de dupliquer votre autobiome en prenant de la terre ou du sable, en divisant avec précaution les plantes les plus vives ou en essayant avec de nouvelles puis en y introduisant les nouveaux nés. Si vous choisissez cette solution, n’hésitez pas à nous en faire part, nous sommes en effet très intéressés par les expériences que vous pourriez faire. Plus d’iofrmations à  » Questions diverses : 4. Je souhaiterai participer au développement des écosystèmes autonomes, comment puis-je faire ? « .

 

7. Il y a de plus en plus d’algues filamenteuses, est-ce normal ?

Une augmentation des algues filamenteuses pose des problèmes d’esthétique (aspect négligé) et réduit l’espace de nage des espèces (crevettes notamment) et étouffe les autres plantes.

Toutefois, celles-ci sont très efficaces pour produire de l’oxygène et assurent une base alimentaire aux animaux même si ceux-ci ne s’en nourrissent que partiellement.

Ainsi, leur présence permettra une plus grande proportion animaux/plantes mais diminueront potentiellement la beauté de l’écosystème ainsi que sa diversité de plante.

Il est possible d’en contrôler l’évolution :

  • en les retirant manuellement ou à l’aide d’une pince
  • en les regroupant à l’aide d’un bout de ficelle pour créer une boule l’algue (moins de place dans l’autobiome).
  • en diminuant la lumière de l’autobiome voir en le mettant dans le noir 2 ou 3 jours. Attention, cette technique va permettre de tuer les algues filamenteuse qui ont peu de réserve par rapport aux plantes, mais va aussi générer une baisse du taux d’oxygène. En effet, l’apport d’oxygène des algues va disparaitre brutalement et leur mort va augmenter la consommation d’oxygène par les bactéries chargées de décomposer la matière organique. Il est donc nécessaire de laisser le bocal ouvert lors de cette opération afin de d’oxygéner l’eau.

 

8. Les escargots sont en permanence proches de la surface de l’eau et sont très apathiques, est-cenormal ?

Si les escargots sont en permanence proche de la surface, cela peut être du à un excès de nitrate si il y a peu de plantes vertes mais cera plus certainement due à un manque d’oxygène.

Dans ce cas, se référer à « Faut-il ouvrir le bocal de temps en temps ? ».

 

Questions relatives à la composition des autobiomes :

 

1. Quelles sont les plantes utilisées dans les autobiomes ?

Les plantes que nous utilisons sont sélectionnées pour leur faible besoin en lumière et leur petite taille. Ainsi, nous utilisons principalement des plantes issues des genres Cryptocoryne ou Anubias, ainsi que d’autres plantes comme Egeria Densa.
Les plantes ne seront toutefois pas identiques d’un autobiome à l’autre et peuvent varier.

 

2. Quels sont les animaux utilisés dans les autobiomes ?

Nous utilisons exclusivement de petits invertébrés détritivores qui se nourrissent de micro-algues et de débris organiques. Ainsi nous utilisons principalement les escargots « physe », les escargots « planaire » et les crevettes « neocaridina » lorsque le volume le permet.

 

Questions diverses :

 

1. Combien de temps dure un autobiome ?

La durée de vie d’un autobiome dépend des conditions d’accueil (lumière, température) et du volume de l’autobiome. En effet, un plus faible volume sera plus sensible aux variations et a donc plus de chance de voir sa population animale disparaitre prématurément. La durée de vie peut ainsi aller jusqu’à plusieurs années puisque le premier autobiome aquatique réalisé en août 2016 est toujours en bonne santé avec une quinzaine d’escargots vivant à l’intérieur.
L’aspect esthétique peut cependant varier avec la perte de biodiversité dû à la sélection naturelle ainsi qu’avec un possible développement d’algues qui ne sont pas nocives à l’écosystème.

 

2. Existe-t-il des animations ou des contenus adaptés pour les enfants ?

Autobiome propose des ateliers pour les enfants comprenant une séance durant laquelle nous utilisons un plateau avec un jardin dans lequel nous introduisons des espèces petit à petit et discutons des conséquences de ces introductions. Puis nous imaginons la disparition progressive des espèces et de leur l’impact sur l’écosystème global. La séance est ensuite accompagnée d’un atelier de réalisation d’un petit écosystème autonome composé de plantes et d’escargots, permettant la mise en pratique des notions vues précédemment.
Merci de nous contacter si vous souhaitez faire participer votre enfant à l’une de ces séances.

 

3. Je souhaiterai en apprendre plus le sujet des écosystèmes autonomes, comment puis-je faire ?

Il n’existe pour l’instant pas de plateforme francophone dédiée à l’échange de connaissances sur ce sujet (mais ça ne serai tarder). Vous pouvez me contacter afin d’être prévenu lorsque nous proposeront des outils dédiés, ou me poser vos questions directement par mail ou via Facebook et Instagram.

 

4. Je souhaiterai participer au développement des écosystèmes autonomes, comment puis-je faire ?

Afin d’améliorer les autobiomes, il est nécessaire de réaliser de nombreuses expériences pour tester les différents facteurs influant sur la stabilité à long terme des autobiomes. Pour ce faire, nous misons sur la science participative et souhaitons partager nos connaissances au plus grand nombre afin d’amorcer un élan commun d’expérimentation dans ce domaine.
Ainsi nous vous invitons à réaliser vos propres expériences à nous contacter par mail, Facebook ou Instagram afin de nous faire part de votre expérience, ou à publier votre expérience sur le groupe https://www.facebook.com/groups/849657335215932/. Nous vous recontacterons alors afin de réaliser le suivis de votre expérience et croiser les données avec les notre pour améliorer les futurs autobiome.